Faire face aux « bêtises » avec humour et bienveillance


Bébé / lundi, août 26th, 2019

« Un matin, ma fille, très agitée, m’a réveillé en me secouant.
« La petite souris t’a laissé un cadeau incroyable – chuchotait-elle -.  Regarde ce que la petite souris t’a laissé ! « 
Je cherchai sous mon oreiller et je trouvai un billet d’un dollar coupé en deux.  Ma fille m’expliqua : « La petite souris t’a laissé la moitié ; l’autre moitié est sous l’oreiller de papa. »
Je suis restée sans voix.
Au même moment, je me suis vue dans un dilemme.  Tous les messages comme « l’argent ne pousse pas dans les arbres » se sont bousculés dans ma tête et l’importance que j’accordais à ce que ma fille valorise ça.  Devais-je profiter de l’occasion pour expliquer qu’il ne faut pas jeter l’argent par la fenêtre et qu’un billet d’un dollar coupé en deux ne valait plus rien ?
J’ai alors compris qu’il s’agissait d’un moment où ma façon de répondre pouvait être décisive pour l’esprit de ma fille.  Heureusement,  je décidai d’archiver la leçon et de lui dire comme j’étais fière de sa générosité envers son unique dollar.  Pendant que je disais merci à la petite souris pour son bon cœur et son sens de l’équanimité à partager à parts égales entre papa et maman, les yeux de ma fille réagirent avec un éclaire qui illumina la chambre entière. »

C’est le texte d’introduction du livre du Docteur Shafali Tsabay « Conscious Parenting » (texte que j’ai traduit de l’Espagnol car je ne l’ai jamais trouvé en Français) qui m’a fait réfléchir et donné envie d’écrire le billet d’aujourd’hui…

Ça fait un petit temps que Valentina est entrée dans la période des fameux Terrible Two, mais ici je pense qu’on atteint les sommets !!
Depuis quelque temps, elle déborde d’énergie.  Elle monte, descend, court, saute, ouvre, ferme, lance, roule, ne s’endort pas avant 22h30, veut tout faire « seule » et déborde d’imagination et de nouvelles idées pour y parvenir !! Parfois, j’ai l’impression de passer ma journée à lui dire « attention » ou « Stop, arrête de faire ça ».  J’essaye de lui expliquer les choses calmement et dans un langage simple mais le fait de ne pas pouvoir la raisonner, ou savoir comment et quand marquer les limites est assez frustrant… Surtout quand vous choisissez une éducation qui donne à l’enfant la liberté d’explorer, de créer et de découvrir par lui-même.

Un petit exemple, il y a déjà quelques mois de ça, je venais de terminer de lui prendre le bain.  L’habiller est toujours une épreuve physique intense parce qu’elle choisie toujours ce moment pour sauter sur le lit et refuser de mettre sa couche… Après quelques minutes de lutte intense, en pyjama, elle a réussi à descendre du lit et s’est précipitée dans la salle de bain.  J’ai évidement couru derrière elle et quand je suis arrivée dans la salle de bain, elle était immergée dans l’eau… avec son pyjama, bien sûr !
Elle riait et moi, j’ai évidemment dû faire preuve de sérieux pour ne pas confirmer que cette scène était réellement marrante … (Oooooommmmmm).

Comment se fâcher quand elle m’appelle pour me montrer le beau dessin qu’elle a fait sur la table du salon au marqueur ou quelle décide de faire de l’art sur ses pieds, au marqueur noir, une heure avant la cérémonie de baptême de sa sœur ….

Je pourrais écrire un livre, mais je n’ai pas toujours le temps ni l’envie de courir après mon téléphone pour immortaliser le moment.  Et puis souvent, il faut vite réparer les bêtises.  Du coup, j’essaye de réagir avec bienveillance, et de lui donner l’occasion de les réparer.  Elle m’aide à nettoyer, à ramasser et ranger. Et j’avoue, que ça lui fait autant plaisir !

Pour en revenir au texte d’introduction de Shafali Tsabay, je me suis rendu compte de l’impacte que pouvait avoir nos paroles et réactions dans la vie de nos enfants.  Je pense qu’il est primordial de faire la différence quand un enfant fait quelque chose sans méchanceté (et c’est souvent le cas), quand il veut simplement explorer sa créativité et laisse libre court à son imagination.  Quand nous nous fâchons dans ces situations, nous faisons comprendre à l’enfant qu' »être créatif » n’est pas quelque chose de bien, ni de sûr (puisque papa et maman se fâchent).

Je pense aussi qu’il n’est pas question de laisser son enfant peindre les murs de la maison au stylo, ni traverser la rue en courant sans écouter le « stop » qu’on vient de lui dire, mais qu’il faut prendre l’habitude d’analyser la situation avant de crier.  Je n’écris pas tout ceci dans le but de juger parce que personne n’a dit qu’éduquer un enfant était quelque chose de facile et je reconnais, que parfois je ressens comme une impulsion, l’envie de m’échapper en courant ! (même si, restons honnête, je ne partirais pas bien loin 😉 )
Je reconnais que ce ballet des émotions qui va et vient constamment nous force quelque part à nous juger en permanence et exiger beaucoup de nous, parent, en oubliant trop souvent que la mère parfaite n’existe pas et qu’avant d’être mère nous sommes HUMAINE !!  Mon but n’est donc pas de juger… J’apprends moi-même chaque jour, et mon réservoir de patience n’est malheureusement pas inépuisable.  Et puis, comme toujours, je pense vraiment que chacun fait au mieux (et ce qu’il veut) avec ce qu’il a …ne l’oublions pas !

En conclusion, parce que je suis intimement convaincue, je le répète encore et toujours : avec amour, tout fonctionne mieux !
Les cris et la violence physique n’éduquent pas, mais blessent leur cœur pour toujours.
Il n’y a pas de méchanceté.  Il a beaucoup d’innocence, de créativité et une envie insatiable de découvrir le monde.
Prenons-le plus souvent avec humour et surtout avec beaucoup d’AMOUR et de bienveillance.

Et pour finir, quelques photos en mode consolation, si vous aussi vos petits traversent cette période remplie d’énergie et de créativité  😉 :

« En tant qu’enfant, nous ne définissons pas l’amour comme un concept abstrait, nous le vivons tout simplement. »

Miguel Ruiz

 

A bientôt, Estefania.

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7 réponses à « Faire face aux « bêtises » avec humour et bienveillance »

  1. J’ai bien rigolé en regardant les photos, ça m’a rappelé des souvenirs… On a eu les murs et le canapé coloriés, patauger dans les toilettes, laver soi-même le sol de la chambre, etc. Là, l’aîné vient d’apprendre à la benjamine à mettre le doigt dans son nez puis dans sa bouche… et comme la petite est très réceptive à tout ce qui fait rigoler son frère et sa sœur, elle passe beaucoup de temps à table à mettre ses index dans ses narines pour faire rigoler son public… Bref… On essaie de réagir calmement, le plus dur étant parfois de ne pas rire.

  2. Olala la quel joli florilège de bêtises ! J’avoue que ça me fait sourire mais que sur le moment avec la fatigue accumulée de la journée, ça doit pas toujours être facile de garder son calme… J’admire mon conjoint qui lui est très calme alors que moi je suis un peu plus volcanique… J’essaye de prendre sur moi mais c’est pas toujours évident…
    Sympa d’avoir immortalisé ces moments
    Et bon courage pour gérer toute cette énergie !

  3. Les photos sont totalement fidèles à ce que tu nous décris ! Cette fameuse période peut mettre les nerfs à rude épreuve mais qu’est-ce que j’aime ta façon de percevoir les choses… Avec l’amour, rien n’est impossible… Qu’elle belle citation que tu nous offres à la fin ! Merci pour ce beau billet qui embellit mon lundi matin !

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