Bienvenue au monde, Gabriela


Maman / mardi, février 26th, 2019

Dimanche 10 février, aux alentours de 22h20, Gabriela a poussé son premier cri.  Une vague de chaleur et d’amour a envahie nos coeurs, pour la deuxième fois.

 

 

Tout était prêt pour son arrivée depuis plus d’un mois.
Les derniers temps, chaque journée me paraissait plus longue que la précédente et je ne voyais pas le moment de la tenir enfin dans mes bras.  J’étais un peu plus nerveuse à l’idée d’accoucher que la première fois, sans doute parce que je savais (ou croyais savoir) ce qui m’attendait.

Dimanche matin vers 11 heures, les premières contractions se faisaient déjà sentir.  Elles étaient douces et irrégulières.  Un peu plus tôt dans la matinée, la sage-femme m’avait proposé de faire un décollement des membranes (parce que j’avais dépassé le terme d’une semaine).  Je savais que cette technique n’était pas toujours efficace, mais qu’elle pouvait donner un petit coup de pouce à la nature sans faire trop de mal.  De toutes façons, je savais aussi que si Gabriela n’était pas prête à venir au monde ce jour-là, rien ne se passerait.

Durant la journée, j’ai eu le temps de me reposer, de manger en famille, de bouger, marcher et me mettre sur le ballon, de jouer avec Valentina et de prévenir les sages-femmes de ma possible arrivée à la maternité.

Aux alentours de 17 heures, j’ai compris que la nuit serait longue et que le grand moment était arrivé.  Ni la douche, ni le ballon, ne me soulageaient.  Les contractions s’intensifiaient et il était temps de partir.  J’ai rassemblé mes dernières affaires et j’ai embrassé Valentina avec une pointe de nostalgie.  Je savais que la prochaine fois que je la verrais, elle serait devenue « grande soeur ».

Je suis arrivée à l’hôpital et j’ai perdu les eaux instantanément.  A partir de là, les choses ont été très vite.  J’avais oublié comme la douleur était féroce… Et oui, si nous sommes parfaitement dotées pour la supporter, nous le sommes aussi pour l’oublier !
Riccardo était là cette fois-ci et il m’a accompagné durant tout le travail, sans relâche.  Il m’a offert ses épaules pour me tenir et ses mains pour les serrer.  Contraction après contraction, il m’a enveloppé d’amour et m’a rappelé de respirer, de rester concentrée …

A bout de fatigue et prise de panique par l’intensité de la douleur, j’ai demandé qu’on me pose une péridurale.  Moi qui voulais un accouchement physiologique et sans péridurale…  Moi qui avais tellement confiance en mon corps, et qui m’étais tant préparé à gérer tout ça, je craquais … Je ne voulais plus rien sentir, je ne voulais plus avoir si mal.

Il aura fallu plusieurs minutes avant que l’anesthésiste arrive et ensuite, plusieurs tentatives pour me poser la péridurale. Pendant ce temps, mon corps faisait son merveilleux travail et j’arrivais doucement à la dilatation complète de mon col.

J’ai alors poussé ce petit cri, ce son que les sages-femmes reconnaissaient et qui indique que le bébé est engagé et prêt à sortir.  Quelques regards échangés, chacune à son poste, elles ont tamisé les lumières et elles m’ont fait entièrement confiance.  Je réalisais alors que la péridurale n’aurait jamais le temps de faire effet et que j’allais finalement accoucher sans, comme j’en avais eu tellement envie !!

« Vas-y, laisse la descendre dans ma main »  A ce moment-là, plus rien ne comptait.  La tête enfuie dans un coussin, et en position « quatre pattes », je l’ai laissée arrivée à son rythme.   Mon corps était capable de le faire et je n’avais plus peur.  J’étais connecté à mon bébé, et on formait une équipe.

« Tout va bien, continue. Tu fais ça très bien »  Plus d’une heure de poussée et elle est arrivée.  Nous avons attendu que le placenta cesse de battre et Riccardo a coupé le cordon.  Après avoir respecté notre heure sacrée, et nous avoir examinées, nous sommes retournées dans notre chambre tous les trois.  Ce soir-là, je n’ai pas trouvé le sommeil facilement…
J’ai passé des heures à la regarder.
J’ai remercié mon corps de m’avoir écouté.
J’ai remercié la vie que tout se soit bien passé et je l’ai aussi remercié pour mon bébé sein.

Avant de m’endormir avec ma petite fille sur ma poitrine, j’ai réalisé la merveilleuse famille que nous formions, tous les quatre maintenant.

Bienvenue Gabriela, merci de nous avoir choisi.

 

 

L’accouchement c’est un voyage intérieur, une grande traversée que chaque femme doit réaliser seule, même si elle est très bien entourée et soutenue. C’est un moment où vous êtes vous face à la douleur, face à vos démons, face à la peur de ne pas contrôler, la difficulté de lâcher-prise et de faire confiance.  Les contractions et la douleur c’est un peu comme dans la vie… Les moments difficiles arrivent, puis le calme revient et il faut avoir confiance en sa capacité, se laisser aller.

 

« J’y suis arrivée ! Oui, je suis morte et je ne suis pas revenue, j’ai été au-delà.  J’ai traversé la porte et je suis née à une nouvelle vie, avec ma fille. »

 

A bientôt, Estefania.

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2 réponses à « Bienvenue au monde, Gabriela »

  1. Mon amour de petite fille gabriela est la nous l attendion nous aussi avec impatience, et valentina est devenue grande soeur a 21 mois je suis la grand mère la plus heureuse merci Estefania ❤ et riccardo pour ce merveilleux cadeau de la vie je vous aimes plus que tout

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