Terrible Two : la crise des deux ans


Bébé / mercredi, janvier 2nd, 2019

Si vous êtes parent d’un enfant de plus de deux ans, vous savez surement de quoi je parle : l’étape des Terrible Two, appelée aussi « la crise des deux ans ».

Elle s’attaque aux enfants, aux alentours des 18 – 24 mois, transformant nos petits anges en petits hystériques et nous parents, sommes tout à coup submergés par une vague de « NON », « JE VEUX PAS », « NOOOOOO » « A MOI », …

Nous avons déjà tous assister à une de ces attaques, où l’enfant s’en prend tout à coup à sa maman ou se jette littéralement par terre entre larmes et cris.  Ce sont les terribles deux ans ! Je le sais, parce que Valentina (qui n’a pas encore deux ans) est en plein dedans.

Après en avoir parlé autour de moi, lu et demandé conseils, je sais maintenant que c’est un phase du développement tout à fait seine et ça m’a beaucoup apaisé de partager ça …
L’enfant affronte le monde et se rend compte pour la première fois qu’il a sa propre identité.  Qu’il est capable de choisir et de faire certaines choses seul, sans l’aide d’un adulte.  Le processus d’autonomie se met en place et nous ne pouvons rien faire d’autre que d’accepter cette étape et de les aider à la traverser en étant le plus de compréhensibles et patients possible.

Ce n’est pas facile, disons-le ! J’ai parfois envie de pleurer moi aussi, de la laisser en plan et de partir, ou encore de crier plus fort … Mais j’essaye de prendre une grande respiration, de me relaxer et de ne pas le prendre personnellement.  C’est une période et elle va passer.

 

 

Mon expérience…

Il y a deux mois, Valentina a commencé à tirer les cheveux de ses petits cousins dès qu’elle se sentait contrariée.  Aujourd’hui, elle le fait beaucoup moins mais à chaque fois que nous sommes en présence d’enfants et qu’il y a des jouets, je garde un œil sur la situation.  Valentina est souvent la plus petite du groupe et si on refuse de lui prêter le jouet qu’elle veut à ce moment, il se peut qu’une attaque soudaine fasse son apparition.  Je me souviens qu’à chaque fois que la lutte pour un jouet était engagée, je devais rester à une distance de sécurité d’elle, prête à intervenir.  Je le fais encore parce que je préfère prévenir que guérir … 😉

Je sais qu’elle ne le fais pas avec méchanceté, mais que c’est sa façon de dire « je suis là ».  On m’a conseillé d’être plus sévère avec elle.  On m’a même assuré qu’une « bonne claque » de temps en temps n’avait jamais fait de mal à personne … Je ne sais pas si j’ai tort ou raison, mais je ce n’est pas ma façon de voir les choses et je n’ai pas envie d’agir de cette façon.  Je sais que, très souvent, derrière chaque protestation il y a une raison d’être et qu’elle mérite peut-être un peu d’attention.  Dans les situations de crises, je mets Valentina au calme pour commencer et ensuite, je lui explique encore et encore que ce n’est pas une façon d’agir.  Qu’elle fait mal aux enfants et que ce n’est pas comme ça qu’on obtient ce qu’on veut.  Ça m’a pris beaucoup d’énergie et de temps, mais je vous assure que ça fonctionne 🙂

Depuis, j’ai été confrontée à pas mal d’autres épreuves !! Le défi est quotidien et il me pousse parfois jusqu’à mes limites, je l’avoue.  Les refus de s’habiller, de manger, de monter dans la voiture, de mettre le lange, les chaussures ou le manteau, les pleures de frustration quand elle n’a pas ce qu’elle veut, les objets qui volent et les prises de catch … Parfois, je suis à bout et fatiguée.  Surtout les jours qui commencent, du grand matin, par un NON.

Je sais que pour elle, il s’agit seulement d’une lutte continue pour l’indépendance … qui se joue en même temps que la recherche d’approbation et de sécurité de la part des parents.  Ne vous inquiétez pas, le soir venu, elle redevient le bébé et cherche encore et toujours à s’endormir contre moi.  Cette envie de grandir et qui caractérise les terrible two est proportionnelle au besoin d’avoir un lieu sur où revenir, un nid où trouver du réconfort et recharger les batteries pour affronter le monde à nouveau.

 

Quelques conseils pour survivre aux terrible two, sans trop de dommage …

– Eviter les « non » catégoriques (qu’il n’y a pas de raison réelle ou de situation dangereuse qui le justifie).  Proposez plutôt une alternative, plusieurs choix.  L’enfant a envie de choisir, de sentir sa liberté.

– Expliquer à l’avance ce que nous allons faire.  Par exemple, avant de sortir, j’explique à Valentina que nous allons aller à tel endroit, en voiture et qu’il n’est pas nécessaire de faire sa crise au moment de l’attacher dans le siège auto.  Que tout le monde voyage attaché, que c’est une règle de sécurité et que nous n’avons pas le choix

– Prévenir aussi de la fin d’une activité, un peu à l’avance…

– Garder son calme et sa tranquillité quand on explique quelque chose.  Oui oui, ils comprennent TOUT ! Parfois nier la crise, détourner l’attention ou la prendre avec humour nous aide à dédramatiser la situation.

– Donner quelques petites responsabilités (jeter un lange à la poubelle par exemple) et féliciter. Les enfants se sentent utiles et fières de « faire seul ».

– Eviter les comparaisons avec d’autres enfants.  Chaque enfant est un monde unique et a sa propre évolution.

– Quand l’envie de leur donner cette « fameuse claque » nous prends, serrons-les fort dans nos bras ! Je suis sûre qu’ils apprendront beaucoup plus comme ça.

C’est un fait, Valentina traverse la crise des Terrible Two et moi avec elle.
N’hésitez pas à partager vos expériences en commentaire.  Etes-vous en plein dedans ? Qui est déjà passé par là et qu’avez-vous mis en place de bienveillant pour vos petits ?

 

A bientôt, Estefania.

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7 réponses à « Terrible Two : la crise des deux ans »

  1. J’adore te lire … ça me réconforte … Car je n’ai presque personne autour de moi qui a des enfants.
    je suis en pleine crise avec Ambre qui a 20 mois.
    Avant elle dormait sans soucis et depuis 2mois, c’est l’enfer ! Pour manger aussi s’est devenu un casse tête parfois je lache prise et lui fait ses plats préférés pour ne pas tomber dans le clash.
    Mais j’avoue que c’est dure cette période. Il y a des jours où j’ai envie qu’elle soit déjà grande tellement elle me demande de l’énergie
    Mais moi, c’est Hors de question les claques, je la prend entre quatre yeux et lui explique les choses

    Merci pour tes articles

    1. Salut Mel ! Merci pour ton message.. Je te comprends, ce n’est pas de tout facile. On essaye de faire du mieux qu on peut. Si tu as besoin je suis là, on peut papoter quand tu veux. Courage. Bisous

    1. Merci Charlotte. Je pense qu’à tout ça s’ajoute la grossesse qui me demande beaucoup d’énergie… Ça me fait du bien d en parler. Merci d être la. Bisous

  2. Pareil ici, en plain dedans ! ce ne sont pas encore d’énooormes crises, mais les « non » je les entends de plus en plus et je les prends en considération lorsque c’est possible. Il faut garder son calme, avoir de la patience et de l’empathie. Nos bébés grandissent et c’est un passage obligé. Hors de question de répondre par « une claque » ! Ce ne sont pas nous les enfants, mais bien eux…
    Merci pour ton partage d’expérience.
    Plein de bisous et à très bientôt.
    EM.

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