Et si je te racontais le jour où elle est venue au monde…


Maman / mardi, avril 3rd, 2018

Valentina a décidé qu’elle serait taureau…

Elle est née une semaine après la pleine Lune et dix jours avant de d’accomplir les neuf mois dans le ventre de maman, par une chaude nuit de printemps.

Le 17 mai dernier à 1 heures 39 du matin, le temps s’est arrêté quelques instants pour nous.  Au moment où ils l’ont posée sur ma poitrine, les huit heures de travail ne paraissaient plus si longues.  Il n’y avait plus de place pour la peur ou la douleur… juste pour elle !

 

 

Depuis un moment déjà, tout était prêt et je guettais les signes annonciateurs de son arrivée.  J’avais imaginé beaucoup de scénarios et envisagé les plus improbables, mais celui qu’elle nous réservait dépassait de loin notre imagination.

Ce jour-là, nous étions à l’hôpital pour son papa.  Il était très mal et avait besoin de soins urgents.  C’est à ce moment-là, que ma poche des eaux s’est rompue !

Mes parents sont venus me chercher et je suis partie le cœur serré vers la clinique où elle devait naître.  Je n’oublierai jamais l’angoisse de partir sans savoir s’il pourrait sortir des urgences et assister à la naissance, ni la force que j’ai trouvé en moi ce jour-là pour faire face à la situation.  Une belle leçon …

 

 

Depuis le début, nous voulions que Valentina vienne à son rythme et comme la nature le dicte depuis la nuit des temps.  Un choix personnel et réfléchi pris en fonction de ce qui nous paraissait être le mieux pour elle et pour moi.  Depuis le début, j’étais intimement convaincue que tout irait bien.  J’avais choisi de favoriser des techniques douces et naturelles pour mettre au monde mon bébé.  Je me souviens être dans le bain, l’eau était chaude et elle me soulageait des vagues de douleurs qui ne me laissaient plus un instant pour souffler entre deux contractions.  Je me suis souvent connectée à mon bébé pour lui rappeler qu’on formait une équipe, que tout irait bien.

 

 

Ma maman m’a accompagnée durant une bonne partie du travail. Je me rappelle avoir entrouvert les yeux – à moitié endormie par le cocktail d’hormones que mon corps fabriquait si bien pour lutter contre les puissantes contractions – j’ai vu ma mère calme et sereine.  Elle attendait silencieuse, sans perturber le miracle qui se tenait sous ses yeux.

Le travail était douloureux et il avançait à toute vitesse, mais papa est arrivé à temps pour la naissance ! J’ai eu très peur… Il avait reçu une grosse dose d’anti-douleurs et il était là, auprès de nous.  Il avait oublié pendant quelques heures qu’il pouvait à peine tenir debout – ce qui lui a valu quand même une hospitalisation les jours qui ont suivi la naissance –

J’ai senti un énorme soulagement en le voyant arriver et j’ai demandé à ce moment-là qu’on me pose la péridurale.  La douleur était intense et sans relâche.  Le grand moment était proche, Valentina n’allait plus tarder a arriver.

En effet, très peu de temps après, les signes annonçaient l’imminence de la naissance.  Mon corps s’est mis à trembler et je ne sais toujours pas si c’était dû à l’effort ou à l’excitation du moment… Un peu des deux peut-être !  On allait enfin rencontrer notre bébé.

Ils ont éteint les lumières et c’est dans le calme et l’intimité que j’ai commencé à pousser.  Je ne savais pas qu’en si peu de temps elle serait dans mes bras.  La sagesse du corps…  Je n’oublierai jamais son odeur, son premier cri et la température de son tout petit corps que j’ai serré contre moi.

Une vague d’amour et de chaleur a rempli la pièce.  Ricca a coupé le cordon ombilical et je suis retombée amoureuse de lui, de nous.  Nous sommes restées couchées un long moment après.  Peau contre peau.  J’ai regardé autour de moi et j’ai observé ma famille pendant un moment avant de fermer les yeux.

Merci Valentina de nous avoir choisi.  Merci, merci…

 

2 kg 420 – 44 cm

 » … le devenir mère se fonde sur un savoir archaïque, intime, confidentiel, un savoir du corps, pétri d’humilité et de patience, mais aussi de force et d’allégresse « 

Yvonne Knibiehler.

 

A bientôt, Estefania.

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12 réponses à « Et si je te racontais le jour où elle est venue au monde… »

  1. 8h pour un premier, c’était assez rapide! Ce n’est pas banal d’avoir le papa à l’hôpital en même temps, heureusement qu’il a pu arriver à temps! Et pour les tremblements, c’est un des effets secondaires possibles de la péridurale (j’en avais eu aussi pour ma 1ere).

  2. Merci Estefania a chaque fois tu m’émerveille , de cette belle aventure que tu as vécu toi avec Riccardo et Valentina qui est arrivée et qui nous a fait ressortir tout notre amour de grands-parents , je suis si heureuse de vous avoir ! je vous aime tant mes enfants .

  3. Je vous remercie toutes pour vos messages. Je suis heureuse de vous avoir fait vivre une partie de cet incroyable moment que nous n’oublierons jamais!
    Estefania.

  4. Très jolie article beaucoup d’émotion ça m’a fait voyager dans le passé est je me suis souvenu des mes accouchements un moment à chaque fois unique et magique avec douleur ou pas on l’oublie très vite et on profite de se bonheur qui nous envahi quand on tien notre bébé pour la première fois.

  5. Ma belle Estefania merci de partager ton histoire, votre histoire. ♡ en lisant j’ai eu toutes les images devant les yeux et ma gorge s’est serrée d’émotion, comme si jétais là avec toi dans la pièce. Tu as passé un moment très intense avec cette naissance, ta maman est parfaite pour t’ accompagner & Ricca malgré sa douleur a également trouvé sa place. Félicitations et merci Valentina pour ton travail d’équipe ♡ longue et heureuse vie à votre jolie famille ! :-* love

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